synthétiseur

Origine du terme “synthétiseur”

En 1957 la firme américaine RCA produisit le premier “synthétiseur de sons programmable” le RCA Mark II Sound Synthesizer. La machine qui fut livrée par camion au Centre de Musique Électronique de l’Université Columbia-Princeton pesait deux tonnes et mesurait plus de deux mètres cinquante de hauteur. Elle occupait presque toute la surface d’une grande pièce. Sa valeur, à l’époque, était environ de 250 000 $ (à peu près 2 millions de dollars actuels).

 

Les ingénieurs qui l’avaient conçue l’avaient fabriquée pour jouer une musique de ce genre:

 

Mais les compositeurs qui l’avaient commandée avaient quelque chose de différent en tête, plutôt dans le genre:

 

La première musique était l’exemple de démonstration du RCA Mark II. La seconde est une pièce de 1961 intitulée: “Composition for Synthesizer” de Milton Babbitt, compositeur de Princeton qui avait conspiré avec Vladimir Ussachevsky et Otto Luening pour faire exister le “Centre de Musique Électronique” de l’université.

 

synthétiseur

Orson Welles

Entre autres travaux effectués depuis plusieurs années, Ussachevsky et Luening travaillaient, à l’époque sur une musique de scène, sur bande, pour une production du Roi Lear” de Shakespeare mise en scène par Orson Welles. De leurs sons électroniques et acoustiques transformés tels un gong, un tambour et le bruit d’un avion à réaction, Orson Welles déclarait: “Ceci est la plus grande chose qui soit arrivée au théâtre depuis l’invention de l’ampoule électrique”.

Le RCA Mark II était très délicat à utiliser. Milton Babbit qui le connaissait mieux que personne disait: “Quand tout va pour le mieux, quand je sais exactement ce que je veux obtenir et que l’équipement marche correctement et si j’ai de la chance, je peux produire une minute de musique au bout de six ou sept heures de travail sur la machine. La plupart du temps c’est beaucoup plus long!”

Le travail s’effectuait en pratiquant des trous dans un rouleau de papier alimentant le synthétiseur tel qu’on peut le voir sur la photo.

 

(A suivre…)

 

Jean-Michel Darrémont

 

 

 

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