Vous avez dit musique sérielle?

On a vu précédemment que la musique sérielle est historiquement basée sur des séries dodécaphoniques soit des séries contenant les douze tons tempérés non répétés.

Il va sans dire que toutes sortes de séries sont possibles et notamment celles comportant plus ou moins de douze notes, donc des notes répétées, bien sûr, et absolument libres de définir ou suggérer une ou plusieurs tonalités.

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Il est très important, également, de signaler, dès les origines historiques de cette musique (Alban Berg), l’utilisation de plusieurs séries au départ de l’organisation formelle d’une œuvre.

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Les trois séries de la “Suite Lyrique de Berg”

 

 

Philippe Manoury, utilise  quatre séries de 7, 8, 6 et 7 notes respectivement, qui vont organiser les structures de hauteurs de son Opéra “K…”:

musique sérielle

 

 

Séries d’intervalles et de hauteurs 

Certains compositeurs ont mis en série les intervalles sans se soucier des implications tonales ou des répétitions de hauteurs.

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On peut également combiner série d’intervalles et série de hauteurs.

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Très peu de compositeurs ont utilisé de manière stricte la méthode dodécaphonique, et ce depuis les débuts de la musique sérielle, à commencer par Schoenberg, Webern et Berg, à cause de la trop grande rigidité du système qu’il vaut mieux considérer, avec de la distance, comme un support, une heuristique, une technique qui donne des idées dans un esprit d’invention et de liberté.

 

“K…” opéra de Philippe Manoury

 

Jean-Michel Darrémont

 

Bibliographie:

Alban Berg le tissage et le sens    Jean-Paul Olive    éditions L’Harmattan

The OM Composer’s Book 1   Carlos Agon, Gérard Assayag, Jean Bresson    IRCAM – éditions Delatour

 

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